Itinéraire : déroulé du parcours
La première montée : quitter le bourg pour les crêtes
Le circuit démarre autour de l’église Saint-Pierre, bâtisse romane veillée par un clocher atypique – une tour octogonale de 35 mètres, remarquable dans le Sud-Ouest (source mairie). Les pavés laissent place à une montée régulière en lisière. L’air y est vif, même l’été. Sur la droite, l’ancienne voie de halage sur la vallée du Lot se dessine, en contrebas.
- Lumière du matin presque dorée sur les toits du village
- Odeur de terre humide si la pluie est tombée la veille
Le coteau : crêtes, vergers et panorama
Après une première montée, on débouche sur une succession de crêtes et de “plateaux suspendus”. Au printemps, ces portions sont bordées par des haies de prunelliers et d’aubépines en fleurs. Dès la fin avril, les orchidées sauvages (notamment l’orchis pourpre et quelques ophrys) parsèment les talus ensoleillés (Fédération des Conservatoires botaniques nationaux).
- Premiers panoramas à 180° sur la vallée du Lot ; vue dégagée par temps clair sur Penne-d’Agenais et les méandres du Lot
- Petits troupeaux de blondes d’Aquitaine dans les prés – un tableau typique du département
On alterne entre chemins de terre rouge, sentes enherbées, et passages ombragés. Quelques passages peuvent être boueux ou glissants hors saison sèche – de bonnes chaussures à tige basse suffisent, mais attention aux flaques dissimulées par la végétation.
Clairières et patrimoine rural oublié
Au tiers du parcours, après un croisement (bien balisé), une vieille cabane de vigneron, perdue en bord de champ, offre une halte à l’abri du vent. Ce type de cabane (appelée “bourdaou” localement) témoigne de l’histoire viticole de la région (sources patrimoniales, Département Lot-et-Garonne). Les ceps ont quasiment disparu ici, mais il reste la silhouette cabossée du bâti sous la mousse et l’odeur de pierre tiède.
- Petits murets de pierres sèches à demi-engloutis par la végétation : traces de l’agropastoralisme séculaire
- Fougères et ombre épaisse sous bois : fraîcheur garantie, même en juillet
La grande boucle et le panorama du Rocher d’Escouteloup
L’un des passages emblématiques du circuit : la montée douce vers le site d’Escouteloup – une éminence discrète mais au panorama spectaculaire (alt. 217 m, relevé IGN). D’ici, par temps dégagé, la lecture du paysage se fait à grande échelle. On distingue :
- Au nord, la ligne des coteaux boisés d’Allez-et-Cazeneuve
- En face, la vallée du Lot qui se faufile entre champs de céréales et bosquets
- Parfois, les Pyrénées frangées de bleu, lointaines, par journées particulièrement claires d’hiver
Pause recommandée : on entend souvent, au printemps, le balancement des alouettes et le cri du milan noir. Pour les amateurs, c’est un point d’observation ornithologique à privilégier (sources ornithologiques locales).
Retour vers Hautefage-la-Tour : descente douce et vergers
La deuxième moitié du circuit s’enroule vers le sud-est ; on passe en balcon sur les vergers. La prune d’Ente, emblématique du département (servant à la fabrication des célèbres pruneaux d’Agen, IGP pruneaux Agen), habille plusieurs parcelles. Au mois d’août, les odeurs sont entêtantes et quelques fruits échappés des caisses ponctuent le chemin. On passe également devant deux puits anciens, précieusement restaurés par la commune, puis un lavoir, miroir tranquille au pied d’un platane centenaire.