Le parcours, pas à pas : description de la boucle
Au fil des vergers entre lumière et reliefs doux
Dès les premiers pas, le sentier plonge dans une ambiance de campagne authentique. À la sortie du village, une sente s’engage entre des haies de noisetiers et de vieux pommiers, où l’on devine, dès le printemps, une profusion de fleurs blanches et un ballet de butineuses — j’y ai souvent croisé des chevreuils à l’aube, s’aventurant jusque dans les pommeraies.
La première partie du parcours (environ 2 km) ondule doucement à travers le vallon du Rieutoir. Ici les vergers de pruniers côtoient quelques parcelles abandonnées, véritables refuges pour les oiseaux nicheurs (grives, pics noirs, mésanges). L’odeur de terre humide, après une averse, est saisissante.
Patrimoine bâti : les fermes anciennes et les « capérans »
Au niveau du lieu-dit « Galine », le sentier longe la première des anciennes fermes dites « capérans ». Ces bâtiments, pour la plupart datent du passage entre XVIIIe et XIXe siècles, présentent le fameux toit cassé en tuiles canal et une architecture en pierre calcaire typique de l’Albret. Plusieurs d’entre elles sont encore utilisées, d’autres, en ruines, laissent deviner les traces de l’ancien quotidien : vieux puits, fours à pain, granges ouvertes, charpentes massives.
Une table d’orientation en bois, installée par la mairie en 2016, rappelle aux marcheurs la grande époque du pruneau d’Agen : entre 1885 et 1930, Roquefort et ses environs comptaient plus de 28 exploitations spécialisées dans le prunier d’Ente (source : Archives Départementales 47), contre 5 aujourd’hui.
Passages boisés et crêtes, entre sente et panorama
Après avoir traversé le ruisseau (attention, gué parfois glissant les lendemains de pluie), la boucle grimpe légèrement sur la crête du Pech de la Pierre — point culminant du circuit à 167 mètres d’altitude. Ici s’ouvre un panorama discret sur la vallée du Gers, avec au loin la ligne argentée du canal latéral.
-
Dénivelé positif cumulé : 120 mètres — le sentier est accessible à toute personne en bonne forme ; sans difficulté majeure.
-
Noter : Le balisage est régulier, mais certaines intersections (notamment en lisière sud, vers le hameau des Faures) peuvent dérouter : soyez attentif aux marques jaunes sur arbre ou muret.
Dans la descente vers le retour, on traverse à nouveau des alignements de pommiers et de noyers, où la lumière rasante du soir dore les arbres frêles et les pelouses sèches. Lorsque la brume s’attarde sur les pâtures, le paysage prend alors une tonalité presque irréelle.