Petite histoire et patrimoine rural sur la route
La crête, ici, n’est pas une barrière : c’est un seuil. Pendant des siècles, ces reliefs constituaient autant de refuges naturels que de postes de guet, protégeant Penne-d’Agenais (bastide fondée au XIIIe siècle), et marquant aussi la transition entre le Lot accidenté et les grandes plaines languedociennes.
Les vergers du Lot, eux, s’inscrivent dans une tradition séculaire : on y cultive toujours le fameux pruneau d’Agen (IGP), mais aussi des pommiers et cerisiers, emblèmes d’un territoire où la polyculture reste une réalité vivante (pruneau.fr/histoire). Détail marquant : la taille moyenne d’un verger de pruniers dans le secteur ne dépasse pas 6 hectares, ce qui garantit une production artisanale et des paysages préservés.
Autre anecdote locale : plusieurs des lavoirs ici recensés datent du XIXe siècle. Le plus grand, dit lavoir du “Grand Chêne”, servait non seulement à laver le linge mais aussi à recueillir les eaux du coteau lors des grandes pluies : une ingénierie précieuse, qui est encore citée dans des ouvrages sur le patrimoine rural du Lot-et-Garonne (Source : “Petits patrimoines en Pays de Lot-et-Garonne”, éd. Hérédité).