Itinéraires détaillés : marcher sur les pas de l’histoire
Penne-d’Agenais, la sentinelle du Lot
Je recommande la montée, par l’ancien chemin de croix (depuis St-Sylvestre), pour sentir ce que fut le pèlerinage. Le sentier expose, dès le premier lacet, la majesté du sanctuaire Notre-Dame-de-Peyragude. Sur le plateau, des points de vue s’ouvrent par surprise entre deux murets tapissés de mousses, puis le village apparaît : ruelles étroites, éclats de ferronnerie et terrasses suspendues.
Conseil terrain : Le balisage jaune du PR est globalement bien entretenu, mais entre la chapelle et la montée vers le bois, guettez la marque sur les pierres. En été, prévoyez 1,5 L d’eau : la pente au sud brûle vite.
- Difficulté : quelques raidillons, sol rocailleux, convient dès 10-12 ans.
- Aménagement : un banc à mi-parcours, point d’eau à l’entrée du village.
Pujols-le-Haut, bastide fleuri et douceur de vivre
L’idéal est de partir tôt le matin, depuis le parking du bas (allée du Flore). Le chemin traverse d’abord un verger de pruniers – l’un des joyaux du Lot-et-Garonne, surtout en avril lors de la floraison. On longe ensuite un ancien lavoir (arrêt conseillé pour l’ambiance). La montée s’adoucit à l’approche du village classé parmi « Les Plus Beaux Villages de France ».
- Astuce cueillette : au printemps, la sente sent la violette et la menthe sauvage au pied des murs.
- Marché : le dimanche, flâner parmi les stands de producteurs installés sur la place aux Arcades.
Conseil : Boucle courte, peu technique, idéale pour familles ou initiation à la randonnée.
Montsempron-Libos, village fortifié en balcon
Le sentier de crête, peu fréquenté, relie Libos à Montsempron par une succession de talus boisés et de clairières. L’itinéraire permet la découverte du vieux fort, très peu restauré, et de l’église Saint-Géraud qui semble surveiller la vallée.
- Signez le registre : une vieille boîte à lettres, perchée sur le muret de l’église, recueille parfois les récits de randonneurs de passage.
- Variante “panorama” : prolongez jusqu’au point d’observation du tumulus, pour une vue complète sur la vallée du Lot et les vergers de Fumel.
Tournon-d’Agenais, la bastide circulaire et son horloge lunaire
L’accès par le versant sud offre le spectacle étonnant de l’ancienne bastide, presque parfaitement circulaire. On chemine sur les anciennes terrasses à céréales, où l’on devine encore la trame médiévale, puis on se faufile dans le labyrinthe des ruelles jusqu’à l’horloge lunaire, rare curiosité astronomique (XVIIe s.) visible au cœur du village.
- Le “sac à dos du goûter” : sur la place du village, les bancs sont faits pour les randonneurs qui s’attardent, tout comme la petite épicerie où trouver une spécialité appelée “Tournonais”.
À noter : Le sentier n’est pas difficile mais peut s’avérer glissant de novembre à mars, mieux vaut de bonnes chaussures de randonnée.
Monflanquin, un belvédère sur la vallée de la Lède
L’approche par la crête nord dévoile peu à peu la silhouette de Monflanquin, perchée sur son éperon, cité fondée en 1256. La bastide s’offre alors d’un seul bloc, telle une forteresse de lumière. En été, le paysage alentour alterne tournesols, blé mûr et haies de noisetiers.
- Marché du jeudi matin : riant et coloré, c’est l’un des moments où le village s’anime.
- Perspective rare : la vue depuis la place des Arcades, au coucher du soleil, sur la vallée et la chaîne lointaine des collines du Périgord.