Bords du Lot et patrimoine fluvial : une filiation séculaire
La randonnée démarre sur la place de la Mairie, cœur vivant de Casseneuil, puis glisse rapidement sur la rive du Lot. Tout de suite, l’eau s’impose comme la compagne du jour : cet itinéraire épouse la logique ancienne des déplacements fluviaux, là où, dès le Moyen Âge, Casseneuil fut un « port » d’importance. L’emprise de la rivière se découvre au fil de petits ponts aux fonctions variées : passage pastoral, ouvrage d’accès à un îlot, ou lien entre les jardins du bourg encore cultivés à l’ancienne.
Aujourd’hui, le Lot rythme la promenade et, entre deux bouquets de saules ou de peupliers, le regard capte l’ombre des moulins disparus, la forme d’anciens abattoirs reconvertis ou l’alignement discret des lavoirs autrefois essentiels. Ces petits ponts ont vu passer toute une histoire de patience rurale : c’est en grande partie grâce à leurs franchissements que Casseneuil garde son visage unique de village « sur » l’eau.
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Pont de Saint-Nicolas (XIXe siècle) : majesteux, il marque la sortie du cœur de bourg et offre un premier panorama sur la confluence Lot-Lède.
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Passerelle de l’île : ouvrage piéton modeste, construit pour relier un ancien quartier pêcheur, invite à la pause contemplative sur l’eau, surtout à la lumière rasante du matin ; des libellules souvent à portée de main.
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Ponts de jardin : de minuscules passerelles de bois ou de pierre, parfois à peine larges pour le passage d’une brouette, témoignent de l’activité maraîchère du secteur.
Selon l’Inventaire du patrimoine Nouvelle-Aquitaine (inventaire-nouvelleaquitaine.fr), on dénombre pas moins de six passerelles et quatorze petits ponts sur l’ensemble du « chapelet d’îlots » qui compose Casseneuil – un chiffre remarquable pour une commune de moins de 2 000 habitants.