Déroulé de l’itinéraire : récit, ambiances et repères pratiques
1. Départ sous la halle médiévale : premiers pas et patrimoine
Le départ s’effectue sous la halle de Pujols, architecture typique du XIIIe siècle, utilisée autrefois pour les marchés locaux. J’aime toujours flâner un instant ici avant de m’aventurer hors du village : la vue sur les toitures ocres et la vallée en contrebas offre un vrai départ en douceur.
Le sentier descend légèrement en longeant les derniers murets de pierre sèche et passe devant l’église Saint-Nicolas, caractéristique par son clocher-mur à créneaux.
2. Montée progressive vers le plateau : sentes et panoramas à 180°
Rapidement, le chemin se fait plus bucolique : bordures de vergers de pruniers (le pruneau d’Agen, évidemment…), champs ouverts, haies qui bruissent sous le vent. L’ascension vers le plateau offre l’un des rares dénivelés francs de l’itinéraire ; on prend vite un peu de hauteur, et la lumière s’élargit.
Au sommet, le panorama s’ouvre plein sud : on distingue, par beau temps, les collines du Quercy blanc, et parfois, à l’horizon, le léger moutonnement des forêts de la Double. Un banc en bois, installé sous un vieux figuier, marque le premier “temps fort” : une halte face à l’infini rural.
3. Passages forestiers : fraîcheur, odeurs, faune discrète
La boucle s’engage ensuite dans une série de forêts : chênes pédonculés, charmes et taillis de noisetiers. Ici, la lumière se tamise. Parfois, en début de matinée ou à l’automne, j’y surprends chevreuils, fagots de geais ou, plus rarement, une bécasse tapie dans les feuilles mortes. L’odeur de terre, très soutenue après la pluie, m’évoque toujours ces randonnées d’enfance “bottes aux pieds et bonnet sur la tête”.
La portion la plus fraîche : entre le GR652 (chemin de St-Jacques via Périgueux) et le petit ruisseau du Mourral. Une passerelle en bois permet le franchissement, souvent glissante en saison humide. C’est dans ce passage que les mousses rivalisent avec les fougères pour tapisser le bord du sentier, tandis que de discrets ruisselets entaillent le sous-bois.
- Chiffre : selon l’Inventaire Forestier National, le Lot-et-Garonne compte plus de 180 000 ha de surfaces boisées, soit près de 30 % du département (source : Agreste, ministère de l’Agriculture, 2023). Sur ce secteur, les chênaies occupent l’essentiel des linéaires forestiers.
4. Retour vers le village : chemins anciens et patrimoine rural vivant
Après avoir profité de l’ombre, la fin du circuit rejoint d’anciennes voies carrossables, vestiges du maillage médiéval. Deux pigeonniers cylindriques, l’un en pierres, l’autre en brique crue, témoignent discrètement de la richesse agricole passée – l’un de ces petits clins d’œil patrimoniaux typiques du Lot-et-Garonne.
À l’approche de Pujols, la pente se fait douce, longeant successivement des noyers et des prairies parsemées de coquelicots au printemps.
| Patrimoine |
Repère |
Particularité |
| Pigeonnier circulaire |
km 9,3 |
Pierre calcaire blonde, toiture conique, accès bas – visible du sentier |
| Chapelle Ste-Foy |
km 11 |
Chapelle rurale, abside romane, bancs rustiques en bois brut |
| Fontaine-lavoir du Barry |
km 12,1 |
Lavoir en pierre sous abri, eau claire, coin frais pour une pause |